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1. Les informations de base

La situation (le contexte)

Exemple: Lors d’une soirée, des amis se sont mis à me dire pourquoi ils me trouvaient parfois déplaisant.

L’état (la nature et l’intensité des émotions éprouvées: le malaise peut être noté sur une échelle de 1, très heureux, à 10, absolument malheureux)

Exemple: Je me sens confus, triste et profondément irrité de leur attitude à mon égard. Mon malaise se situe à 8.

2. Le contenu de nos pensées

Exemples:

• Ces personnes ne doivent pas me traiter de la sorte !

• Je dois toujours être apprécié des autres !

• Il est absolument terrible d’être rejeté !

• Les gens me rejetteront à l’avenir !

3. La remise en question de nos conclusions

La validité:

• Les informations sont-elles suffisantes ?
• Les informations sont-elles pertinentes ?

Exemple: Il est vrai que cela n’est pas arrivé très souvent: les informations ne sont donc peut-être pas suffisantes…

L’identification des distorsions cognitives:

• Suis-je en train de commettre une généralisation, un mauvais rapport de cause à effet, une sélection d’informations, etc. ?
• Existe-t-il d’autres possibilités pour comprendre la situation ?

Exemple: Le contenu de mes pensées semble tendre à la généralisation. Comment puis-je affirmer que cette situation est insupportable ou aussi terrible ? Pour quelles raisons devrais-je être constamment apprécié de tous ? Les autres ne peuvent pas toujours être d’accords avec moi ! Il se peut que mon identité soit blessée et que les émotions m’empêchent de réfléchir convenablement. Mes amis m’apprécient probablement beaucoup malgré leurs commentaires à mon égard. En fait, leur critique constructive pourrait même contribuer à enrichir ma vie.

4. La correction de nos représentations

Les conséquences possibles des distorsions cognitives

Exemple: Mes généralisations m’ont fait aboutir à des conclusions extrêmement négatives qui ont directement suscité des émotions encore plus déplaisantes.

La réorganisation des informations: corriger les distorsions cognitives, modifier le contenu des pensées, etc.

Exemple: Je constate maintenant que je peux ne m’en tenir qu’aux faits, c’est à dire que je peux corriger quelques petits défauts personnels que mes amis ont bien fait de souligner.

5. Retour sur la remise en question

Noter les résultats obtenus:

Par rapport aux pensées:

Exemple: Il n’est pas si terrible d’être critiqué: cela ne fait pas de moi une mauvaise personne pour autant. Il n’existe aucune raison pour laquelle je devrais (et pourrais) être parfait !

Par rapport aux émotions:
Exemple
: J’ai constaté que des émotions étaient irrémédiablement produites à la suite de mes pensées. Changer le contenu de ces dernières a fait diminuer l’intensité des émotions.

Par rapport aux comportements: Exemple: Je n’essaierai pas d’éviter les prochaines occasions de voir mes amis et je ne leur tiendrai pas rigueur de cet événement.

Noter le degré de bien-être par rapport au début: Amélioration ou régression ? (Cela peut être noté sur une échelle de 1, très heureux, à 10, absolument malheureux.

Exemple: Je ressens présentement une nette amélioration de mon état. Je suis tranquille et surtout content d’avoir réussi à contrôler ma réaction. Je considère que mon malaise s’est résorbé. L’échelle de mon malaise ne se situe plus qu’à 3.

Retour à la remise en question


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