Les fondements de la remise en question (recadrage)
Toutes
nos réactions découlent d’abord de nous-mêmes,
de notre interprétation des
informations relatives à chaque situation. Ce ne sont pas les
événements extérieurs qui causent notre malheur
mais le sens que nous leur donnons. Ainsi, avant de réagir, avant
de ressentir quelque émotion que ce soit, nous interprétons
toujours la situation. Cette capacité à donner du sens
aux moindres détails influence beaucoup notre quotidien. Mais,
contrairement à ce que nous pensons, nos conclusions ne correspondent
pas toujours à la réalité.
La
remise en question s’inspire directement de la recherche contemporaine
en psychologie cognitive. Elle se rapporte également à
la thérapie cognitive du docteur Aaron
Beck et à d’autres approches psychothérapeutiques,
comme la thérapie
rationnelle-émotive d’Albert Ellis. Depuis les années
soixante, de nombreux autres praticiens ont utilisé cette perspective
avec succès et ont contribué à la faire connaître.
Tout
entière, la remise en question encourage la compréhension
de nos attitudes pour les changer selon l’évaluation de
leurs conséquences,
pour harmoniser le cours de notre existence. C’est ce qui est
garant de notre bien-être. La remise en question vise à
corriger les distorsions cognitives qui découlent d’une
quantité
insuffisante d’informations ou d’un traitement
des informations inapproprié. Elle nous fait réviser
nos conclusions jusqu’à ce que ces distorsions cessent
de nous tourmenter.
Pour
y arriver, d’une part, elle nous aide à ne pas conclure
lorsque nous ne disposons pas d’informations suffisantes pour
le faire. D’autre part, elle réfute nos fausses croyances
en identifiant les distorsions cognitives et en corrigeant nos conclusions
erronées, ce qui endigue les émotions pénibles
qui nous submergent.
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