L’appui
sur la popularité et les rumeurs
Il
est facile de constater à quel point nous
justifions souvent nos croyances par le fait qu’elles sont partagées
par le plus grand nombre. Cette erreur consiste à croire
valide une information parce que beaucoup d’autres la croient
également vraie. Les Allemands étaient pourtant nombreux
à suivre Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale…
Or, peu d’entre nous portent
attention à cet écueil. Il n’est donc pas surprenant
de constater à quel point les fausses croyances se figent aisément
dans une population. Par exemple, lors d’un débat public
pendant la période électorale, une seule erreur de la
part d’un chef politique fera diminuer significativement sa cote
de popularité. Nous consultons ensuite les sondages dans les
journaux et alignons notre avis sur le plus grand nombre : Si tant de
personnes ne lui font plus confiance, ce doit être vrai.
Une
bévue ne décrit ni l’intégrité générale
d’une personne ni l’ensemble des objectifs et des compétences
d’un éventuel gouvernement. Une partie de la population
se base pourtant sur des critères
aussi pauvres que celui-là pour choisir. Ce mode d’évaluation
est fondé sur des distorsions cognitives comme la généralisation
et la simplification.
Avec
l’appui sur la popularité, nous n’évaluons
pas la validité
des informations ; nous concluons plutôt à partir du nombre
de personnes qui croient la même chose. Les rumeurs se transmettent
d’ailleurs de la même manière. Il s’agit qu’une
fausse information soit répétée assez souvent pour
qu’elle devienne « véridique » et se répande
au sein de larges communautés.
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