L'acceptation de ce qui nous nuit psychologiquement
Nous nous révoltons contre ce
qui nous déplaît, contre ce qui nous porte préjudice.
Cette réaction est saine dans la mesure où elle nous aide
à corriger la situation. Mais que se passe-t-il lorsque nous
ne pouvons rien changer ? Nous adoptons un comportement combatif, exigeant
sur plan émotionnel, et ce, sans obtenir de résultat valable.
Au
contraire, à partir du moment où nous acceptons les événements,
nous cessons de nous battre, ce qui nous aide à les comprendre
et à les apprivoiser. Les conséquences positives sont
innombrables. L’acceptation fait diminuer l’anxiété,
l’aigreur et la culpabilité
; elle permet de mieux nous connaître, d’arrêter de
nous juger trop sévèrement et de nous heurter continuellement
à des situations que nous ne pouvons changer.
Accepter,
c’est être capable de traverser des événements
pénibles sans nous y opposer constamment. C’est aussi pouvoir
se dire, par exemple, « J’accepte qu’une personne
ait une opinion peu favorable de moi» ; « Je constate que
je ne peux pas changer le passé : il est donc plus utile d’arrêter
de me battre » ; « J’essaie de voir les choses d’une
manière plus positive » ; « Je peux trouver des aspects
positifs à travers mes désagréments ».
L’acceptation
consiste aussi à reconnaître l’existence d’un
événement difficile, d’une émotion comme
la colère, etc., et à être capable de ne pas les
juger continuellement. En effet, la révolte
apparaît lorsque nous décrétons qu’une situation
est incorrecte. C’est essentiellement le jugement négatif
que nous portons sur les événements qui suscite notre
colère avec autant d’intensité.
L’acceptation équivaut
nous aide à nous adapter aux divers changements de la vie en
modifiant notre manière de les percevoir pour y faire face plus
efficacement. Mais cette attitude nécessite la capacité
de nous convaincre des avantages que nous retirons à éliminer
la révolte lorsqu’elle ne sert à rien.
La
difficulté à accepter une situation dépend du sens
que nous lui accordons. Tant que nous refusons notre incapacité
à changer un événement passé, nous continuons
à le considérer comme un problème à résoudre.
Les états pénibles qui s’ensuivent – colère
ou déprime, par exemple – proviennent directement de la
manière dont nous interprétons nos souvenirs. Rappelez-vous
que votre interprétation
conditionne la majorité de vos états…
Consultez
aussi L’acceptation
contre l’idéalisation et l’insatisfaction