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Vers un nouveau paradigme en gestion
L’actif
incorporel constitue le patrimoine de connaissances d’une organisation,
comme les technologies de l’information et les expertises des
employés. Et dans la société du savoir, la plupart
des secteurs d’activités – gouvernement, culture
et santé, par exemple – voient la valeur de leur actif
incorporel dépasser celui des actifs corporels.
Citant
l’OCDE, Karl-Erick Sveiby mentionne que les effectifs de production
aux États-Unis sont passés de 25% à 15% entre
1960 et 1990 tandis que ceux des services commerciaux augmentaient
de 5% à 15% (Sveiby, K.-E. (2000), «Measuring
Intangible Assets - An Emerging Standard», dans D. Morey, M.
Maybury et B. Thuraisingham (éd.), Knowledge Management - Classic
and contemporary Works, Cambridge, MIT Press). Cela indique
de profonds changements dans les pratiques, et il est grand temps
d’ajuster les missions des organisations à ces nouvelles
dimensions.
Nous
étions auparavant centrés sur la production matérielle,
nous nous concentrons de plus en plus à gérer les informations.
L’information n’est plus qu’un banal outil mais
un levier pour réaliser des objectifs et résoudre des
problèmes.
À
travers les individus qui les composent autant que les données
qu’elles utilisent, les entreprises apparaissent dorénavant
comme des systèmes de traitement de l’information. Ce
sont des systèmes cognitifs. Nous devons donc miser sur de
nouveaux concepts qui intègrent les derniers développements
des sciences cognitives, des technologies de l’information et
de la gestion. Il s’agit de la gestion cognitive. ...