Résumé:
L’infobésité couve et les organisations peinent
de plus en plus sous le poids de la complexité. Mais de nouveaux
modèles de gestion sont possibles. La gestion de demain devra
mieux intégrer l’utilisation des solutions informatiques
mais devra aussi tenir compte du facteur humain, un aspect fondamental
que maximisent encore trop peu d’organisations.
Nous
vivons à une époque de bouleversements aux niveaux social,
technologique, scientifique et économique. Des pays à
l’économie émergente, tels que l’Inde et
la Chine, entrent de plain-pied dans la globalisation. Grâce
à des atouts de taille, comme une main d’œuvre abondante,
de plus en plus compétente et surtout très abordable,
ces pays obtiennent des parts toujours plus importantes du marché
mondial.
De
son côté, si l’informatique a amélioré
la gestion des informations, elle a aussi fait augmenter substantiellement
leur quantité. Aujourd’hui, à tous les niveaux
des organisations, de nouveaux problèmes émergent, ceux
de la complexité. L’efficience gagnée grâce
à un accès accru à l’information est maintenant
perdue à cause de leur trop grand nombre ! Les informations-clés
font ainsi de plus en plus défaut aux entreprises, qui prennent
plus difficilement des décisions éclairées.
Depuis
l'avènement de l'ère industrielle, on a élaboré
plusieurs outils de gestion pour accroître les performances
des entreprises. À cet effet, la comptabilité s'est
rapidement imposée, puisqu’elle permettait de suivre
les performances des organisations et de les comparer entre elles.
Avec
le temps, l'évolution des théories de gestion a vu naître
des outils permettant d’obtenir des informations sur d'autres
dimensions des entreprises, telles que les gens, les processus ou
la performance des produits.
Mais
beaucoup reste encore à faire. Pour survivre à la compétition
autant qu’à la surcharge d’informations, les organisations
doivent désormais revoir en profondeur la manière dont
elles se perçoivent et gèrent la moindre de leurs composantes.
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