La perspective cognitive - 3
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La cognition humaine
Le
système nerveux central de l’être humain gère
la multitude d’informations qui foisonnent dans l’environnement.
Selon leur organisation, ces informations forment l’ensemble
de nos connaissances. De là découle d’ailleurs
le terme « cognitif », c’est-à-dire ce qui
est en rapport avec la connaissance. Ce traitement des informations
s’effectue dans toutes les dimensions de l’existence :
les émotions, l’apprentissage, le raisonnement, le langage,
la prise de décisions.
La
perspective cognitive considère donc un peu le cerveau humain
comme un ordinateur qui traite de différentes manières
des informations pour obtenir des résultats variés,
qui sont nos croyances et nos comportements, et tout ce qu’ils
nous permettent d’accomplir. Depuis les années cinquante,
en parallèle à l’émergence des ordinateurs,
l’explosion de l’intérêt pour ces nouvelles
sciences confirme leur incroyable richesse d’explication dans
des domaines aussi variés que la psychologie, la philosophie,
la linguistique, l’anthropologie et, évidemment, l’informatique.
Comme
l’illustre la figure précédente, tous nos comportements
découlent de deux étapes : la perception d’informations
dont l’environnement est la source, les stimuli, et leur traitement
à travers les processus cognitifs. Dans la seconde étape
du traitement sont impliquées toutes les activités productrices
de sens, tout ce que nous pouvons nommer et croyons comprendre, allant
d’une équation mathématique jusqu’au soleil
qui se lève sur l’horizon. C’est grâce à
ce traitement des informations que nous parlons, pensons, concevons
l’ensemble des phénomènes de notre existence, depuis
les profondeurs de nous-mêmes jusqu’aux théories
les plus abstraites. La cognition correspond donc à tous les
moyens par lesquels nous accumulons, élaborons et utilisons des
informations pour donner du sens aux expériences du monde.
Il
ne fait aucun doute que cette révolution cognitive continuera
de nous surprendre. Dans les années qui viennent, la compréhension
de la pensée humaine modifiera en profondeur les mœurs
auxquelles nous sommes habituées. Il ne reste qu’à
nous sensibiliser, pour que ces changements ne poursuivent pas l’arbitraire
du capitalisme, avec son insatiable quête de profit, mais suivent
plutôt un chemin éthique qui permettra à l’humanité
de grandir.
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