La perspective cognitive - 2
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Plus loin que le béhaviorisme
Chaque
jour, pour agir, entrer en relation avec les personnes de notre entourage,
nous devons comprendre les événements qui se déroulent
et dont nous sommes les acteurs. Sans cesse, souvent sans même
nous en apercevoir, nous accordons une signification précise
aux paroles des autres, aux objets et aux événements.
Si ces constatations ne sont pas nouvelles, un changement révolutionnaire
s’est récemment opéré au sein des disciplines
qui étudient les rapports entre l’être humain et
ses comportements.
La situation a bien changé depuis que le courant béhavioriste
avait, au début du XXe siècle, décrété
impossible l’étude scientifique de ce qui se passait dans
la « boîte noire » du cerveau humain, entre une stimulation
et une réponse comportementale (voir la figure ci-dessous). Depuis
quelques décennies, des développements dans les méthodes,
les théories et les moyens d’investigation ont permis d’établir
une certitude aussi optimiste qu’ambitieuse : il est possible
d’étudier et de comprendre la manière dont le cerveau
utilise les informations qui le bombardent chaque jour. Cette perspective,
qui étudie le traitement de l’information par le cerveau,
est précisément celle des sciences cognitives.

Malgré
l’engouement toujours croissant qu’elles suscitent, ces
disciplines demeurent encore souvent ignorées et mal comprises
par la population. On les confond même avec des courants qui ont
marqué l’histoire des idées mais qui sont aujourd’hui
dépassés. Le problème consiste, en partie, en ce
que les sciences cognitives, particulièrement les neurosciences,
sont difficiles à aborder et ne s’attachent pas particulièrement
à vulgariser leurs résultats. Cet état tend heureusement
à changer. Mais, plus précisément, qu’en
est-il de cette perspective cognitive ?
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