...
4.4.2 Les relations inter-catégorielles
Le processus de catégorisation se manifeste
dans les relations sémantiques qu’entretiennent les mots
entre eux, comme les relations synonymiques. Il a d’ailleurs
été observé que les comparaisons inter-catégorielles
de même niveau (synonymie) sont traitées plus rapidement
que les relations subordonnées ou superordonnées (Chaffin
et Herrmann, 1984).
La
catégorisation s’exprime également dans le phénomène
de polysémie. L’instanciation montre qu’un concept
entretient des relations avec plusieurs autres catégories,
même celles qui lui sont éloignées sémantiquement.
Comme nous l’avons également vu avec l’inférence,
plusieurs propriétés ne sont pas nécessairement
apprises mais peuvent être dérivées d’autres
catégories (voir Markman et Makin, 1998). Cette caractéristique
s’avère importante dans l’organisation d’un
réseau sémantique car elle souligne la possibilité
d’utiliser les mêmes concepts dans plusieurs contextes
différents. Cela minimise d’ailleurs la redondance et
permet une certaine économie cognitive. En effet, si une information
peut être inférée à partir des liens entre
les concepts, nul n’est besoin de l’encoder une seconde
fois (Johnson-Laird et al., 1984). Mais ce recours à l’inférence
plutôt qu’à la redondance a ses limites puisque,
d’une part, il alourdit le traitement des liens dans le réseau
et, d’autre part, son efficacité varie en fonction de
la manière dont on représente les connaissances. De
ce fait, la position des mots dans l’«espace sémantique»
découle du contenu sémantique, donc des relations entre
eux. ...
1.
Introduction
2. Les réseaux
sémantiques en IA
3.
Incarnation et langage naturel
4. Tirer profit des recherches sur la cognition humaine
5.
Quelques suggestions issues des recherches sur la cognition humaine
6.
Conclusion
Bibliographie