...
6. Conclusion
Dans cet article, nous avons brièvement présenté
la théorie des réseaux sémantiques. Nous avons
ensuite décrit les grands domaines de la recherche sur les
processus cognitifs supérieurs humains et avons noté
certains de leurs résultats. Enfin, nous avons émis
quelques suggestions qui tenaient compte de la recherche sur la cognition
humaine pour voir comment elle pourrait éventuellement nourrir
la recherche en IA, notamment celle sur les réseaux sémantiques.
En
effet, nous croyons qu’il est possible de tirer davantage profit
de la structure du LN, ce qui dotera les ordinateurs de capacités
cognitives plus raffinées, notamment dans leur interaction
avec les êtres humains. Malheureusement, ces améliorations
ne seront pas sans engager certains désavantages, comme l’approximation
et la confusion inter-catégorielle. À la différence
des machines, les êtres humains connaissent intimement le monde
dans lequel ils évoluent, car ils y sont incarnés. Leurs
connaissances ne se limitent pas à des symboles et à
des relations. Il n’existe aucune condition pour circonscrire
universellement et a priori le sens d’un mot. Mais il n’existe
pas davantage de raisons pour limiter le sens des mots à des
relations exclusivement intensionnelles. C’est la raison pour
laquelle, puisqu’elles abordent de près la question de
la représentation et de l’utilisation des connaissances,
les recherches futures sur les réseaux sémantiques devront
également se préoccuper du problème de l’incarnation
(Sharkey et Ziemke, 2001).
Pour
ouvrir de nouvelles avenues en IA, il sera utile d’améliorer
la communication au sein des sciences cognitives, particulièrement
entre l’informatique, la linguistique et la psychologie cognitive.
Des initiatives contribuent également à développer
la dimension intelligente associée à la signification
dans le LN. L’Internet et la quantité croissante d’informations
disponibles dans les organisations rendront de plus en plus nécessaire
la capacité de synthétiser des connaissances à
partir de grandes quantités de données textuelles. L’IA
nous réserve des percées impressionnantes, comme des
interactions plus fluides avec des ordinateurs qui parleront et comprendront
le LN à la manière de l’être humain, qui
posséderont des connaissances générales sur le
monde et seront capables de raisonner et de prendre des décisions
autonomes. Mais avant d’obtenir de tels résultats, sans
aucun doute, nous devrons nous attacher à mieux comprendre
le fonctionnement du cerveau humain. ...
1.
Introduction
2.
Les réseaux sémantiques en IA
3.
Incarnation et langage naturel
4.
Tirer profit des recherches sur la cognition humaine
5.
Quelques suggestions issues des recherches sur la cognition humaine
6. Conclusion
Bibliographie