Le Lean Six Sigma, bien plus qu’une simple formation - 2
Cet article est paru dans Forum Qualité, La revue du Mouvement québécois de la qualité, vol. 14(2), 2004, p. 13-15. (avec Dany Dumont)
(Consultez ou téléchargez la version PDF de cet article.)

... Quel sont les bénéfices du Lean Six Sigma ?

Le LSS peut-il vraiment apporter des bénéfices tangibles en axant son orientation et sa philosophie sur les faits et sur une méthodologie précise ?
Il est intéressant de considérer les points suivants comme base minimum de bénéfices tangibles pour une entreprise:
- Améliorer les marges de bénéfices de 20%
- Augmenter la capacité de production de 12 à 18%
- Réduire le capital investi de 10 à 30%

À coup sûr, et si une entreprise ne peut mesurer ces bénéfices, elle éprouve probablement un problème dans le processus de déploiement.
De plus, l’implantation de cette philosophie de gestion peut apporter de nombreux autres avantages:
- Augmenter la satisfaction des clients;
- Augmenter la satisfaction des employés;
- Éliminer le gaspillage;
- Augmenter l’efficience de l’entreprise.

Comment le LSS obtient-il ces résultats ?

La philosophie rigoureuse derrière cette méthodologie de gestion est la prémisse de ses résultats. Le LSS génère à l’intérieur de l’entreprise un effet de convergence qui met l’accent sur la stratégie. L’ensemble des membres de l’organisation connaît et comprend ainsi son utilité dans la réussite de la stratégie. La focalisation s’avère optimale. Par conséquent, les résultats se ressentent au tout début du développement stratégique. L’exécution orientée sur les faits, les analyses des processus et les mesures permettent d’améliorer l’intelligence des processus décisionnels et guident ainsi les gestionnaires à partir de balises concrètes.

Le Lean Six Sigma est-il vraiment profitable pour les PME ?

Il ne fait aucun doute que toute entreprise gagne à maximiser l’efficience de ses pratiques. Les processus qui privilégient la valeur ajoutée et éliminent les activités qui n’apportent aucun bénéfice augmentent nécessairement la satisfaction dans l’ensemble de l’organisation: les clients, les actionnaires et les employés.

Avec la mondialisation de l’économie, les grandes entreprises ont beaucoup plus de facilité à transiger avec des fournisseurs provenant de tous les pays. Les PME, qui font partie des chaînes d’approvisionnement de ces entreprises, entrent donc automatiquement en concurrence avec toutes les entreprises de la planète.

Nous connaissons tous l’importance des PME pour l’économie canadienne. Elles représentant environ 98% des entreprises employeuses et 45% du PIB du pays (Statistiques relatives aux petites entreprises, Mai 2003, http://www.strategis.gc.ca/statistiquespe, Key Small Business Statistics). Pour survivre à cette vaste concurrence, ces PME doivent maximiser leur potentiel en déployant des pratiques et des orientations stratégiques novatrices pour y arriver.

Les grands donneurs d’ordres exigeront progressivement que l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement implante à son tour des méthodes de maximisation des processus. Les grandes entreprises ont pavé la voie d’améliorations substantielles de leurs pratiques. Dans le futur, elles choisiront leurs fournisseurs en fonction de ces nouveaux indicateurs, car il est maintenant clair que le prix – le court terme – n’est plus seul critère d’évaluation. L’ensemble des façons de faire influence grandement le processus décisionnel.

Dans cette perspective plus complexe, plus complète, il devient évident que le coût de revient inclut également l’impact des choix et des pratiques. Lorsque les PME emprunteront cette voie à leur tour, elles démontreront leur intérêt à maximiser leur rendement et leur efficience générale tout en fournissant de meilleures orientations pour leurs clients. ...

1 - 2 - 3

 

_______________________________________
Accueil - Livres - Formation-thérapie - Conférences
Médias - Articles - Liens utiles - Contact

ENGLISH