Le Lean Six Sigma, bien plus qu’une simple formation - 1
Cet
article est paru dans Forum Qualité, La revue du Mouvement
québécois de la qualité, vol. 14(2), 2004,
p. 13-15. (avec Dany Dumont)
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Le
Lean Six Sigma (LSS) est une méthodologie qui vise la maximisation
des processus grâce à l’intégration des
concepts de «Lean manufacturing» (production allégée)
et de «Six Sigma», une méthodologie d’amélioration
continue permettant d’implanter la qualité totale. Cette
méthodologie est souvent associée, à tort, uniquement
aux statistiques. Elle a permis à General Electric d’accroître
son flux de trésorerie de 28%, soit de 2,2 milliards de dollars
américains (voir http://www.ge.com/files/usa/en/ar2003/ge_ar2003_letter.pdf).
À
l’échelle mondiale, l’ampleur du Lean Six Sigma
bénéficie d’un véritable engouement, et
pour cause ! Grâce à son implantation, les constructeurs
automobiles américains ont regagné la deuxième
marche de la qualité, derrière les Japonais mais devant
les Européens (voir «Pour la première
fois en 25 ans, les automobiles nord-américaines sont plus
fiables», Les Affaires, 9 mars 2004).
En
outre, la promotion du LSS par les grandes associations de la qualité
à travers le monde, comme l’ASQ ou le mouvement québécois
de la qualité, ne fait qu’augmenter l'enthousiasme pour
cette méthode. Cependant, la philosophie de gestion et la méthodologie
du LSS pénètrent encore difficilement le marché
des PME. À quoi devons-nous attribuer cette difficulté
? Cette dernière se résorbera-t-elle avec les temps
?
Comprendre
le Lean Six Sigma
Tout
d’abord, il est important de comprendre ce que représente
le LSS de même que le bénéfice concret qu’il
apporte aux entreprises. Le LSS est une philosophie et une vision
de gestion orientées sur les faits. Il s’assure que chaque
activité contribue à satisfaire les clients, qu’elle
ajoute uniquement de la valeur aux processus et accroît le bénéfice.
Le
succès de cette mission de performance est garanti grâce
à six orientations clés.
1. Améliorer les processus et éliminer toutes les activités
qui n’ajoutent pas de valeur à l’entreprise, aux
employés, aux clients et aux actionnaires.
2. Améliorer les produits et services afin de maximiser la
satisfaction des clients.
3. Améliorer les relations avec les investisseurs en favorisant
la transparence et la précision des mesures afin de prendre
les meilleures décisions financières.
4. Améliorer la méthodologie et le processus de développement
des produits grâce au Design for Six Sigma (DFSS).
5. Améliorer l’apport des fournisseurs et les relations
à travers la chaîne d’approvisionnement.
6. Améliorer le processus de recrutement et de formation.
En
résumé, «Six Sigma is about making money and measurements
that create a link between philosophy and action» (voir
Mikel Harry et Richard Schroeder (2000), Six Sigma, the breakthrough
strategy revolutionizing the world’s top corporations,
Doubleday, 300 p.). ...
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