Tirer profit de la cognition humaine (avec Dany Dumont)
We
don’t know what we don’t know;
We can’t act on what we don’t know;
We won’t know until we search;
We won’t search for what we don’t question;
We don’t question what we don’t measure;
Hence, We just don’t know.
Dr.
Mikel J. Harry
Améliorer la gestion
De
tous les temps, particulièrement depuis l'avènement
de l'ère industrielle, les outils de gestion et de management
d'entreprise ont été développés dans le
but d'accroître les performances de celles-ci. Plusieurs outils
ont ainsi été développés, et la majorité
d’entre eux s’élaboraient à partir des performances
financières des entreprises qui y avaient recours. La comptabilité
correspond bien à ce principe, puisqu’elle vise à
suivre l'évolution financière ou comptable des entreprises.
Grâce à cette caractéristique fondamentale, la
comptabilité s'est rapidement imposée comme modèle,
et même comme norme, puisqu’elle était la seule
à permettre un suivi objectif des performances des entreprises,
en permettant des comparaisons entre chacune d'elles.
L'évolution
des théories du management d'entreprise a continué d'élaborer
de nouvelles techniques, des outils permettant d’obtenir des
informations sur d'autres dimensions composant les entreprises, telles
que les gens, les processus, la performance des produits, les clients,
etc. Il va sans dire que ces nouveaux domaines n'étaient pas
couverts par la comptabilité traditionnelle. Plusieurs grands
penseurs du management ont contribué au développement
de ces techniques qui ont permis d’intégrer tant d'améliorations
dans les entreprises. Parmi ces derniers, Deming et Juran (Qualité
totale), Druker (Management par objectif) et Hammer (Réingénierie)
ont été les instigateurs d’innovations qui ont
amélioré la gestion des entreprises en proposant de
nouvelles façons de mesurer leurs performances et de permettre
les comparaisons entre elles. Mais beaucoup peut encore être
fait.
Tirer
profit de la cognition humaine
Dans
une toute autre perspective, à l’issue de la décennie
du cerveau qui se terminait en 1999, nous commençons à
peine à mesurer l’ampleur de nouvelles connaissances
qui, depuis moins de quelques décades, sont pour la première
fois accessibles dans l’histoire de l’humanité.
«Le cerveau demeure une énigme, mais cela ne nous empêchera
pas d’essayer d’améliorer nos fonctions mentales»
résumait Gary Stix, dans le numéro de septembre 2003
de la revue Scientific American, en introduction d’un
dossier complet portant sur la manière dont les neurosciences
peuvent nous aider à améliorer d’infinies façons
la vie humaine.
En
gestion, plusieurs études visent actuellement à démontrer
de quelle manière un outil est plus performant ou plus efficace
qu’un autre dans la maximisation des processus dans les entreprises
qui en font usage. Nous constatons aussi que l’ère de
la révolution cognitive, qui ne cesse d’affermir les
changements qu’elle engendre, n’est encore qu’à
ses débuts. L’engouement qu’elle occasionne et
les preuves que ces disciplines cognitives apportent chaque jour indiquent
qu’il ne s’agit pas simplement d’une mode passagère,
d’un simple courant idéologique, mais bien d’un
ensemble de connaissances nouvelles portant sur ce qui, encore récemment,
paraissait aussi inaccessible à l’être humain que
l’étaient les confins de l’univers: son propre
cerveau.
Au
lieu, donc, de fractionner les outils de maximisation en entreprise,
il est possible de les intégrer, de les combiner à travers
des processus plus concis et plus conviviaux qui les optimiseront
davantage. L’accession à une efficience « ultime
» passera par la possibilité de supporter les personnes
qui composent les entreprises, en intégrant des composantes
inédites d’amélioration d’entreprise développées
grâce à la compréhension moderne des processus
cognitifs humains. La révolution n’en est qu’à
ses débuts.
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