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Du reptile à l’être humain
Sommairement,
on peut dire que le système nerveux central se divise en plusieurs
zones qui correspondent aux différentes étapes de son
évolution, depuis les reptiles jusqu’à l’être
humain. Dans la majorité des espèces, le résultat
de cette évolution a donné l'encéphale, soit
la région du système nerveux sise dans la cavité
crânienne. Il importe de savoir que les zones inférieures
de notre cerveau, les plus primitives, régissent les fonctions
primaires, tandis que les zones supérieures, apparues récemment,
sont le siège d’un traitement plus élaboré
de l’information.
Le
cerveau reptilien
Le
premier cerveau, le plus primitif, est celui des reptiles. Appelé
«rhombencéphale», il constitue la portion inférieure
de notre cerveau et comprend plusieurs parties distinctes. C'est cette
zone qui contrôle et régule les comportements de base.
Elle entretient surtout les fonctions vitales les plus élémentaires
comme la respiration, la déglutition, la digestion et les battements
du cœur. Ces fonctions assurent la survie de l'espèce
et s’accomplissent pour la plupart de façon automatique.
Le
système limbique
La
seconde phase notable du développement cérébral
s’est manifestée chez les premiers mammifères,
permettant ainsi la naissance du système limbique. Enserré
au-dessus du tronc cérébral, il constitue la partie
médiane du cerveau. Le système limbique a joué
un rôle primordial au niveau de l’évolution humaine
car il a permis l’élaboration de nouveaux comportements,
les émotions, dont les reptiles restent toujours privés
aujourd’hui.
Au
fil des ans cette structure s’est développée pour
nous permettre de produire et de générer des comportements
plus complexes, notamment la motivation et les réactions émotionnelles.
Ce «perfectionnement» du cerveau nous a gratifiés
de deux nouveaux outils : la mémoire et une capacité
d’apprentissage accrue. Plus précisément, le système
limbique nous permet aujourd’hui de réagir aux expériences
que nous vivons à partir des informations qui nous sont transmises
par nos sens. Il constitue ainsi la mémoire affective du cerveau
en classant nos expériences selon qu’elles soient de
nature «positive» ou «négative» pour
notre survie.
Voici
un exemple de son fonctionnement: l'amygdale reçoit les informations
sensorielles, les compare aux informations émotionnelles dont
elle dispose déjà et provoque ensuite une réaction
comportementale, le tout en une fraction de seconde et de manière
totalement inconsciente. Malheureusement, la mémoire émotionnelle
peut aussi produire des effets néfastes, comme dans les cas
des phobies. ...
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