L'évolution du cerveau humain - 2
(Article paru dans le magazine Vivre, vol. 5(1), 2005, p. 26-27.)

... Du reptile à l’être humain

Sommairement, on peut dire que le système nerveux central se divise en plusieurs zones qui correspondent aux différentes étapes de son évolution, depuis les reptiles jusqu’à l’être humain. Dans la majorité des espèces, le résultat de cette évolution a donné l'encéphale, soit la région du système nerveux sise dans la cavité crânienne. Il importe de savoir que les zones inférieures de notre cerveau, les plus primitives, régissent les fonctions primaires, tandis que les zones supérieures, apparues récemment, sont le siège d’un traitement plus élaboré de l’information.

Le cerveau reptilien

Le premier cerveau, le plus primitif, est celui des reptiles. Appelé «rhombencéphale», il constitue la portion inférieure de notre cerveau et comprend plusieurs parties distinctes. C'est cette zone qui contrôle et régule les comportements de base. Elle entretient surtout les fonctions vitales les plus élémentaires comme la respiration, la déglutition, la digestion et les battements du cœur. Ces fonctions assurent la survie de l'espèce et s’accomplissent pour la plupart de façon automatique.

Le système limbique

La seconde phase notable du développement cérébral s’est manifestée chez les premiers mammifères, permettant ainsi la naissance du système limbique. Enserré au-dessus du tronc cérébral, il constitue la partie médiane du cerveau. Le système limbique a joué un rôle primordial au niveau de l’évolution humaine car il a permis l’élaboration de nouveaux comportements, les émotions, dont les reptiles restent toujours privés aujourd’hui.

Au fil des ans cette structure s’est développée pour nous permettre de produire et de générer des comportements plus complexes, notamment la motivation et les réactions émotionnelles. Ce «perfectionnement» du cerveau nous a gratifiés de deux nouveaux outils : la mémoire et une capacité d’apprentissage accrue. Plus précisément, le système limbique nous permet aujourd’hui de réagir aux expériences que nous vivons à partir des informations qui nous sont transmises par nos sens. Il constitue ainsi la mémoire affective du cerveau en classant nos expériences selon qu’elles soient de nature «positive» ou «négative» pour notre survie.

Voici un exemple de son fonctionnement: l'amygdale reçoit les informations sensorielles, les compare aux informations émotionnelles dont elle dispose déjà et provoque ensuite une réaction comportementale, le tout en une fraction de seconde et de manière totalement inconsciente. Malheureusement, la mémoire émotionnelle peut aussi produire des effets néfastes, comme dans les cas des phobies. ...

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