Compte-rendu de la conférence intitulée «Comprendre et dépasser les limites de nos processus mentaux» - 3 (rédaction: Anne-Sophie Charest)

... Les inférences

L’organisation des concepts en catégories est ce qui permet le raisonnement, ou inférences, qui permettent d’obtenir de nouvelles connaissances à partir de celles dont on dispose. Deux exemples bien connus d’inférences sont la déduction et l’induction, qui dépendent tous deux de l’organisation en réseaux des neurones dans le cerveau.

L’induction consiste à induire des règles générales à partir d’un ensemble d’éléments discrets. Sarrasin nous met toutefois en garde: ce type d’inférence ne permet jamais d’obtenir une conclusion absolument valide. Ainsi, pour conclure que tous les corbeaux sont noirs, il faudrait pouvoir tous les attraper un par un et vérifier leur couleur.

La déduction, dont il existe plusieurs variantes, arrive quant à elle, à partir de certaines prémisses, à obtenir des conclusions vraies, en autant que les prémisses soient vraies. La déduction fonctionne par sous-catégorisation, c’est-à-dire qu’elle met les catégories en relation les unes par rapport aux autres. Par exemple, explique le conférencier, à partir des deux prémisses «Le nez fait partie du visage.» et «Le visage fait partie de la tête.», on peut déduire que le nez fait partie de la tête. On voit ici très bien les trois catégories (nez, tête, visage) mises en relation afin de dériver la conclusion de la déduction. Sarrasin souligne que les inférences du type déductif sont très importantes si on se préoccupe de la validité de nos résultats. ...

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