...
Les inférences
L’organisation
des concepts en catégories est ce qui permet le raisonnement,
ou inférences, qui permettent d’obtenir de nouvelles
connaissances à partir de celles dont on dispose. Deux exemples
bien connus d’inférences sont la déduction et
l’induction, qui dépendent tous deux de l’organisation
en réseaux des neurones dans le cerveau.
L’induction
consiste à induire des règles générales
à partir d’un ensemble d’éléments
discrets. Sarrasin nous met toutefois en garde: ce type d’inférence
ne permet jamais d’obtenir une conclusion absolument valide.
Ainsi, pour conclure que tous les corbeaux sont noirs, il faudrait
pouvoir tous les attraper un par un et vérifier leur couleur.
La
déduction, dont il existe plusieurs variantes, arrive quant
à elle, à partir de certaines prémisses, à
obtenir des conclusions vraies, en autant que les prémisses
soient vraies. La déduction fonctionne par sous-catégorisation,
c’est-à-dire qu’elle met les catégories
en relation les unes par rapport aux autres. Par exemple, explique
le conférencier, à partir des deux prémisses
«Le nez fait partie du visage.» et «Le visage fait
partie de la tête.», on peut déduire que le nez
fait partie de la tête. On voit ici très bien les trois
catégories (nez, tête, visage) mises en relation afin
de dériver la conclusion de la déduction. Sarrasin souligne
que les inférences du type déductif sont très
importantes si on se préoccupe de la validité de nos
résultats. ...
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