...
Importance de la mémoire
La
mémoire est formée de réseaux parallèles
de neurones, et le cerveau effectue plusieurs types de traitements
selon le lobe qui est activé. Ainsi, c’est le lobe occipital
qui est le siège de la vision, mais le lobe frontal s’active
également si on prend conscience de ce que l’on voit
et l’aire de Broca s’active quant à elle si on
nomme l’objet observé (langage).
Sarrasin
souligne que la mémoire joue un rôle extrêmement
important parmi les processus cognitifs. Chacun d’entre nous
a probablement déjà expérimenté des troubles
de la mémoire, tel que le mot sur le bout de la langue, et
donc comprend l’importance du stockage des informations. Dans
son livre Seven Sins of Memory, Daniel Schacter présente sept
biais naturels de la mémoire. Il raconte entre autres l’anecdote
d’un violoniste qui, après un concert, a oublié
son Stradivarius sur le toit d’un taxi, pour ne le retrouver
qu’un an plus tard ; un exemple flagrant de manque d’attention.
Schacter aborde aussi le problème du mélange de souvenirs,
problème qui peut porter préjudice à un individu
jugé à la cour de justice sur la base de témoignages.
La
catégorisation
Le
processus cognitif de base est celui de la catégorisation.
On catégorise tous, tout le temps et partout, sans nécessairement
s’en rendre compte. C’est une manière extrêmement
économique et efficace développée par le cerveau
pour retenir et associer des unités d’information entre
elles, aussi appelées unités de sens. La catégorisation
utilise les propriétés des éléments (rouge,
par exemple, peut être la propriété d’une
chemise) pour les classifier. Ainsi, à l’épicerie,
on retrouve une classification des éléments selon leurs
relations sémantiques ; les fruits sont à un endroit,
les légumes à un autre. Sarrasin souligne que ces catégories
n’existent pas a priori, mais sont des construits du cerveau.
La
catégorisation élabore des représentations, ou
concepts, qui sont des associations de plusieurs propriétés
(unités de sens). Ainsi, on définit un chien comme un
mammifère possédant quatre pattes et qui aboie, la propriété
d’être un mammifère étant elle-même
une association de plusieurs autres propriétés. Les
concepts créés par catégorisation sont économiques
et efficaces car leurs connexions permettent d’avoir accès
facilement à un ensemble d’informations utiles, ce qui
nous permet par la suite d’apprendre.
Sarrasin
mentionne les résultats d’une expérience des années
70 qui conclut que l’on reconnaît plus rapidement des
mots sémantiquement reliés. Ainsi, bien qu’elle
se mesure en millisecondes, une différence est visible entre
la reconnaissance des mots dans les expressions table-chaise et table-train.
Cela prenait plus de temps aux sujets pour lire le mot « train
» qui n’était pas directement associé au
mot « table » au niveau du sens. ...
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