...
Période de questions et de discussion
Les
limites de notre cerveau
Le
cerveau peut-il créer quelque chose plus grand que lui ? Sarrasin
croit que oui, grâce aux propriétés émergentes,
c’est-à-dire la possibilité que des phénomènes
nouveaux et imprévus découlent de la collections de
phénomènes qui les composent. Par exemple, un organisme
est la propriété émergente des cellules qui le
composent. L’être humain, dans son égocentrisme,
a tendance à se considérer comme la finalité
de l’évolution des espèces alors qu’il n’en
est qu’un résultat parmi d’autres. L’intelligence
des ordinateurs, par exemple, pourrait nous dépasser. En fait,
ils nous dépassent déjà dans certains domaines
précis comme la mémoire et le calcul.
Le
cerveau peut-il se comprendre lui-même ? Ne fait-on pas une
énorme distorsion cognitive en créant des théories
du cerveau qui ressemblent tant au fonctionnement d’un ordinateur
? Le conférencier souligne que c’est une question pour
le moment davantage du domaine épistémologique. De plus,
bien que ce modèle du traitement de l’information soit
utile pour ouvrir de nouvelles pistes de réflexions, cela ne
reste qu’une analogie. Ainsi, le classement de la mémoire
en différents types par exemple n’est qu’un construit
conceptuel.
M.
Cloutier souligne que les personnes intéressées à
réfléchir sur la convergence entre le cerveau et l’informatique
peuvent se joindre au comité de biotechnologies de la Fondation
Humaniste du Québec. Le comité traitera de génétique,
de robotique, d’informatique, des nanotechnologies, entre autres,
et la Fondation a pour tâche de financer l’établissement
d’une documentation dans ces domaines. Aussi, il ajoute qu’aux
États-unis il existe déjà un mouvement transhumaniste
qui amène un certain brassage politique, mais que le comité
de la fondation croit qu’il est essentiel d’avoir une
meilleure connaissance des biotechnologies pour se pencher sur les
problèmes éthiques qui y sont reliés.
Retour
aux articles
1
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6
- 7
- 8
- 9
- 10
- 11
-12
-13