...
Comment la compréhension des processus cognitifs peut-elle
influencer notre vie ?
Des
émotions négatives peuvent être causées
par des distorsions cognitives. Ainsi, la culpabilité, ou le
sentiment de responsabilité face à un événement,
peut venir d’un faux rapport de cause à effet.
Ainsi
qu’un grand cuisinier qui a développé une expertise
n’a plus besoin de recette pour agir sur les ingrédients
et qu’un mécanicien peut diagnostiquer les problèmes
d’une automobile grâce à sa connaissance de son
fonctionnement, notre compréhension de nos processus cognitifs
nous permet de déceler leurs lacunes. On peut ainsi agir sur
nous-mêmes, dans une perspective globale de bien-être,
qu’on peut comparer à un bonheur sceptique.
Le
cerveau est le substrat de l’esprit critique, de la conscience.
La métacognition, dont le nom indique qu’elle est au-dessus
de la cognition, est en fait un processus cognitif qui peut agir sur
nos processus cognitifs. Il s’agit d’une prise de conscience
face aux stimuli, à nos manières d’interpréter,
qui nous permet, si on y porte attention, de modifier nos interprétations.
La métacognition n’est développée que chez
les êtres humains, et un peu chez les mammifères supérieurs,
car l’on raisonne surtout à travers le langage et les
concepts linguistiques.
Les
concepts sont un ensemble d’informations très complexe.
Les mots permettent de les décrire de façon abstraite,
mais ne sont pas limités au lexique. Le langage met des «
étiquettes » sur nos connaissances, mais les mots ne
forment pas la totalité de ces connaissances. Autrement dit,
le langage permet d’expliciter une certaine partie de nos connaissances
du monde (pour des informations étoffées sur cette question,
consultez le livre The Big Book of Concepts de Gregory L. Murphy).
Les
étapes de l’utilisation de la métacognition :
1.
Identification
Puisque nous sommes tous humains, il est certain que nous faisons
tous des distorsions cognitives. Il faut d’abord identifier
nos distorsions cognitives, et identifier le contexte dans lequel
on les fait, ainsi que leur intensité et leur influence sur
nos émotions.
2.
Exercice du doute
Il faut par la suite s’adonner à l’exercice du
doute, c’est-à-dire remettre en question nos interprétations,
enrichir notre espace de réflexion et réviser nos conclusions
souvent trop rapides ou fondées sur un nombre insuffisant d’informations.
3.
Retour sur cet exercice
Cette dernière étape n’est pas toujours nécessaire,
mais réfléchir au processus et au résultat nous
permet de se souvenir qu’on a réussi à diminuer
l’influence négative de nos distorsions cognitives. Cela
s’avère très utile pour les enfants ou les gens
qui n’ont pas l’habitude d’utiliser leur esprit
critique. ...
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