Le commerce philosphique des Lumières
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Résumé
: Le XVIIIe siècle, période d’intense effervescence
en Europe, a profondément marqué la société
de l’époque, et la trace de ses idées «
brille » toujours aujourd’hui. Certains pays - comme l’Angleterre
- fourmillaient d’activités, et l’on commençait
à entrevoir l’intérêt de la «chose
économique» en positive émergence. Les penseurs
des Lumières se mettent ainsi à imaginer le système
politique en fonction de ces nouvelles données commerciales,
entrevoyant le potentiel émancipateur lié à la
production de richesses. Mais comment les philosophes du temps, avec
leur influence, pouvaient-ils appréhender tout cela ? Loin
d’avoir la même consonance pour nous aujourd’hui,
le philosophe était l’appellation à la mode pour
désigner les «intellectuels» du temps et leurs
visées idéologiques, rôle que jouait l’«honnête
homme» au XVIIe siècle. C’est en explorant cette
perspective et le rôle qu’elle a pu jouer chez Diderot,
Rousseau et Voltaire que nous allons essayer de clarifier quelques
grandes articulations de cet univers économique.
Au
cours du XVIIIe siècle, des transformations s’opèrent
tous azimuts chez les grandes puissances (France, Angleterre, Espagne...),
entraînant les pays périphériques dans leur sillage.
Plusieurs notions anciennes s’effondrent: on ébauche
de nouveaux systèmes politiques (Notons l’avènement
de la République française après la révolution
de 1789.), les sciences - avec la physique newtonienne - façonnent
une réalité que l’être humain n’aurait
jamais pu imaginer, on questionne les fondements de la religion (De
nouvelles pages de l’histoire humaine s’écrivent
avec, entre autres, Immanuel Kant et sa Critique de la raison pure
en 1781 qui remet en question les fondements de la métaphysique
traditionnelle à base de rationalisme cartésien en posant
l’homme - et non plus Dieu - comme seul élément
d’intelligence des phénomènes.) Enfin, avec le
système colonial florissant outre-mer, une conception «moderne»
de la richesse et des échanges commerciaux s’élabore
entre les pays. De son côté, la bourgeoisie s’enrichit
toujours plus au détriment de la classe aristocratique qui
s'accroche à ses titres nobiliaires (et ses dettes, à
l’avenant...) avec toute l’énergie que lui confèrent
les privilèges dont elle dispose encore. Il en découle
une valorisation relative mais grandissante du travail, et les façons
d’acquérir de l’influence changent corrélativement.
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