Comment accéder au bonheur ? - 4
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S’aider soi-même
De
nos jours, de plus en plus de personnes décident de consulter
un psychologue pour les aider à régler certains problèmes.
Cependant, de très nombreux courants d’idées existent
dans ce domaine et il reste difficile de trouver la thérapie
qui convient le mieux. Il faut aussi rappeler la difficulté du
thérapeute à bien nous comprendre. Pour y arriver, il
doit procéder à tâtons, ce qui prend du temps, et
nombreux sont les cas où des conclusions erronées ou trop
hâtives ont davantage nuit qu’aidé ceux qui faisaient
appel à ce genre de soutien. Pour ces raisons, s’il n’est
évidemment pas inutile de suivre une psychothérapie, il
vaut la peine d’essayer d’abord de se comprendre soi-même,
en se respectant, bien sûr, et en allant surtout chercher les
informations pertinentes pour y parvenir.
C’est
pourquoi mon livre vise à améliorer notre autonomie psychologique,
le pouvoir
d’éliminer nos propres problèmes. De cette manière,
vous deviendrez en quelque sorte des « experts » de la gestion
des problèmes les plus fréquents. Voici quelques préalables
simples qui sont nécessaires:
• vouloir améliorer la situation, donc estimer qu’il
vaut la peine de modifier certaines facettes de votre vie pour apporter
les résultats escomptés;
• être convaincus que vous êtes capables d’y
arriver;
• désirer vous instruire de vos mécanismes psychologiques
pour justement accroître cette autonomie et ainsi mieux réagir
pour vivre plus agréablement.
Comprendre
nous permet d’améliorer beaucoup de choses beaucoup plus
rapidement que nous ne le croyons souvent. C’est d’ailleurs
le but que cherche à atteindre toute psychothérapie. Il
s’agira donc de devenir plus actif, d’arriver à expliquer
par vous-mêmes certains de vos comportements parmi les plus obscurs.
C’est ce qui vous fera changer favorablement.
Il
faut également savoir que la vie, même lorsque nous bénéficions
de conditions avantageuses, présentera toujours des situations
propres à générer des traumatismes et des mauvaises
réactions. La généralisation
d’une expérience négative, aussi banale que
de s’être fait critiquer par une autre personne, nous conduit
parfois à des conclusions destructrices: dépréciation
de soi, manque de confiance, perte de motivation, etc. Et les occasions
de ce genre sont tellement courantes que chaque personne gagnerait à
mieux comprendre ses manières de réagir, pour justement
éviter que ces dernières, à la longue, ne la rendent
malheureuse.
En
effet, nos raisonnements, nos interprétations et nos émotions
influencent nos moindres actions, nos moindres décisions, et
définissent notre état général. Mieux les
comprendre permet ainsi d’améliorer notre état quotidien.
Si la société juge fondamental d’enseigner à
lire, écrire, compter, c’est parce que ces habiletés
doteront les futurs adultes de capacités extrêmement utiles.
Ne pas savoir écrire ou compter freinerait d’ailleurs l’insertion
et la reconnaissance sociale d’une personne qui ne maîtriserait
pas ces habiletés. Elle serait limitée dans ses activités
et, toute sa vie, elle devrait développer plus d’énergie
et d’imagination que les autres pour contourner ces lacunes.
Quelques
temps après la publication de son livre L’Intelligence
émotionnelle, Daniel Goleman a constaté que de nombreuses
écoles à travers le monde avaient commencé à
intégrer des programmes qui s’inspiraient de la compréhension
et la gestion des émotions. Ce genre de mesure vise justement
à améliorer le développement de la conscience de
soi, à comprendre nos réactions émotionnelles,
à constater les avantages qu’offre l’empathie dans
les relations interpersonnelles. Guérir cette forme d’«alphabétisme
psychologique» me semble une voie privilégiée pour
introduire les changements les plus profitables dont bénéficierait
notre société. J’espère que nous ferons un
jour le choix collectif d’introduire dans les écoles la
richesse de ces nouveaux contenus d’enseignement. ...
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